L’empreinte sociale comme priorité pour une entreprise sur deux

L'écart entre les captations de l'entreprise sur son écosystème et les apports à ce même écosystème, par exemple, l'emploi, les conditions de travail et d'évolution professionnelle, les relations commerciales équilibrées avec les fournisseurs, le tutorat de jeunes ou d'entrepreneurs

L'empreinte sociale représente l'impact des politiques sociales d'une entreprise sur ses employés, ses partenaires (dont ses sous-traitants) et sur la société dans son ensemble. Elle occupe désormais une part grandissante des préoccupations des entreprises. Une société sur deux (49 %) place en effet ce thème en tête de liste de ses sujets d'action et de réflexion, contre 26 % il y a trois ans, selon l'enquête Accenture conduite par l'institut CSA.

L'empreinte sociale : Un vecteur d'innovation

85 % des dirigeants interrogés estiment d'ailleurs que cette dynamique est appelée à se renforcer, et ce en dépit des difficultés économiques. 71 % jugent que l'impact de la crise devrait être neutre quant à leurs initiatives liées à l'empreinte sociale. Ce point de vue découle de la conviction que ces démarches favorisent la cohésion et la confiance des entreprises ainsi que sa performance. 96 % des dirigeants interrogés sont convaincus que l'empreinte sociale contribue de façon modérée ou importante à la performance de l'entreprise. L'empreinte sociale est aussi considérée comme un vecteur d'innovation en termes d'organisation, notamment dans la façon de repenser la gouvernance de l'entreprise, la participation des salariés aux projets enclenchés par la direction, et également dans les relations avec les fournisseurs ou les clients.

La question du retour sur investissement

Des entreprises envisagent de piloter leur action et de mesurer l'impact de leur empreinte sociale selon deux mesures : celle de l'efficacité des initiatives mises en place et celle de la contribution de ces initiatives à la performance de l'entreprise. Les avis sont néanmoins partagés sur l'importance de ces outils : seules 54 % des entreprises en ont développées ou envisagent de le faire. En revanche, les éléments qui manquent le plus aux entreprises pour accélérer leur démarche dans le domaine de l'empreinte sociale sont des études économiques et des indicateurs montrant le retour sur investissement de la performance sociale (47 %) ainsi que des informations et éléments de comparaison concernant les initiatives mises en place (43 %).

Qu'est-ce que l'empreinte sociale ?

L'empreinte sociale d'une entreprise est définie par l'écart entre les captations de l'entreprise sur son écosystème et les apports à ce même écosystème, par exemple, l'emploi, les conditions de travail et d'évolution professionnelle, les relations commerciales équilibrées avec les fournisseurs, le tutorat de jeunes ou d'entrepreneurs. Il résulte trois catégories d'empreinte sociale :
- positive, l'entreprise enrichie et fertilise son écosystème, assurant à elle-même ainsi qu'à la société une prospérité à long terme.
- neutre, l'entreprise est passive. Elle crée une valeur économique sans chercher à entretenir l'écosystème qui la rend possible.
- négative, l'entreprise adopte une vision court termiste du profit. Elle produit des externalités négatives et exploite plus son écosystème qu'elle ne contribue à son développement.