Plan développement durable de l’apiculture 2013 - 2015

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroforesterie et de la Forêt, a dévoilé récemment les grands axes du plan pour le développement durable de l'apiculture pour la période 2013-2015.

A l'occasion d'un déplacement au sein d'une exploitation apicole dans la Sarthe, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroforesterie et de la Forêt, a dévoilé récemment les grands axes du plan pour le développement durable de l'apiculture pour la période 2013-2015.

Alors que le France importe plus de 25 000 tonnes de miel sur les 40 000 consommées, l'objectif ambitieux de ce plan est de faire de la France un grands pays apicoles au sein de l'Union européenne.

« Au-delà de l'aspect économique, la mise en place d'un plan de développement durable de l'apiculture doit permettre la préservation de la population d'abeilles , ce qui est indispensable à la vie végétale » a déclaré Stéphane Le Foll.

Dans un contexte de fragilité généralisée des colonies d'abeilles , ce plan triennal propose une approche globale prenant en compte à la fois :

· La santé des abeilles et des colonies d'abeilles

· Le soutien à la recherche dans le domaine de l'apiculture

· Le développement du cheptel français

· La formation et l'installation des jeunes apiculteurs

· L'organisation de la filière apicole et de la production

Mais cette annonce ne satisfait pas la filière.

Les apiculteurs doutent de l'effet du plan de soutien et réclament, sans attendre, le retrait des pesticides recommandé par Bruxelles qui a proposé aux Etats membres de suspendre, à compter du 2 juillet et pour deux ans, l'utilisation du Cruiser, du Gaucho et du Poncho, concernant certaines cultures. Cette initiative faisait suite à un avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments demandant d'appliquer le principe de précaution, eu égard au danger que ces pesticides représentent pour les abeilles.

Ces pesticides ont été déployés dès le milieu des années 1990 et sont principalement utilisés en enrobage des semences sur les grandes cultures. La plante s'imprègne ainsi du produit et devient toxique pour les insectes, tout au long de sa croissance.

« La France soutiendra la position de la Commission », a tout de même assuré la semaine dernière Stéphane Le Foll, qui a déjà interdit l'utilisation du Cruiser OSR sur les cultures de colza, avant de préciser qu'il « faut aussi qu'on se donne le temps de régler l'ensemble des autres problèmes. Est-ce que ça a un impact ou non sur les productions de céréales ? Quelles sont les alternatives ? ».

Ce plan triennal de développement durable de l'apiculture va dans le bon sens mais ne semble pas régler les problèmes de fond.