Une entreprise sur deux n'a pas respecté le bilan carbone Grenelle II

Le bilan carbone rendu obligatoire par la loi grenelle II n'a pas été respecté dans la majeure partie des cas

Paris, le 18 février 2013. L'Association Bilan Carbone (ABC), structure porteuse du Bilan Carbone et œuvrant pour une transition vers une société sobre en carbone, annonce que 45% des entreprises de plus de 500 salariés ont enregistré à ce jour leur Bilan GES (Gaz à Effet de Serre ) réglementaire (article 75 de la loi Grenelle II ).

Les réponses à la lutte contre le changement climatique trouvent aujourd'hui leurs racines dans le changement des comportements managériaux au sein de l'entreprise et de ses parties prenantes. Il est donc légitime de s'inquiéter quant à la prise en compte de cet enjeu par moins d'une entreprise française de plus de 500 salariés sur deux.

A l'heure où débute le débat national sur la transition énergétique, la problématique climatique ne peut être traitée comme la seule affaire des Etats. Les entreprises ont un rôle majeur à jouer et doivent prendre conscience de l'impact de leur activité en termes d'émissions de GES , ce qui commence par la mesure de ces émissions elle-même.

La mesure des émissions leur est d'autant plus indispensable qu'elle permet d'apprécier leur dépendance aux énergies fossiles et leur vulnérabilité carbone afin de prendre les décisions managériales les plus aptes à assurer leur performance sur le long terme.

Par ailleurs, l'évaluation rendue obligatoire par l'article 75 de la loi Grenelle II ( Bilan GES ) ne concerne en moyenne que 25% des émissions générées par l'activité d'une entreprise. En effet, le Bilan GES réglementaire intègre uniquement les Scopes 1 et 2 (Scope 1 : émissions directes, Scope 2 : émissions indirectes liées à l'énergie de réseau) alors que 75% des émissions en moyenne sont comprises dans le Scope 3 (toute autre émission indirecte).

La pertinence stratégique d'une compatibilité carbone dépend de l'intégration des périmètres les plus larges possibles, comme le promeut l'Association Bilan Carbone.

A ce stade, l'obligation d'un Bilan GES n'est qu'un premier pas des entreprises dans la comptabilité des émissions de GES en espérant un engagement plus fort vers une stratégie carbone.

Face à ce double constat (faible prise en compte des enjeux climatiques et du caractère stratégique de la comptabilité carbone), l'Association Bilan Carbone revient sur l'importance pour les entreprises de se lancer dans une démarche complète de sobriété carbone, comme le permet la méthode Bilan Carbone ®.

A travers cette méthode et l'accentuation de son volet managérial, il s'agit pour l'ABC d'aller plus loin que l'obligation réglementaire et de donner les moyens aux entreprises d'intégrer la réduction des émissions de GES comme enjeu essentiel de leur stratégie globale.

« Avec la raréfaction et l'augmentation incessante du coût des ressources énergétiques, une comptabilisation carbone seule ne suffit plus. Elle doit être absolument suivie d'un plan d'actions de réduction des émissions de GES. Ce plan d'actions permettra à l'entreprise d'engager un processus d'amélioration continue, notamment avec la mise en place d'un management carbone s'intégrant pleinement au système de management stratégique global de l'entreprise. C'est dans cette optique que nous accompagnons les entreprises à travers l'outil et la méthodologie Bilan Carbone®. Véritable facteur d'innovation et de compétitivité, la résilience des entreprises au changement climatique doit se renforcer dès à présent »