Recyclage des emballages, tri des déchets et Grenelle de l'environnement, des bons chiffres en 2011

Sur l'année 2011, 67 %des emballages ménagers ont été recyclés. Collectivités locales, consommateurs et entreprises ont d'avantage recyclé.

Pari «gagné» pour Eco-Emballages . Après trois ans de stagnation, à 63 ou 64 %, le taux de recyclage des emballages ménagers est à nouveau en progression. En 2011, il atteignait 67 %, soit 3 millions de tonnes d'emballages ménagers en cartons, plastiques, aluminium et autres verres. Éric Brac de La Perrière , DG d'Eco-Emballages , l'organisme chargé d'organiser le tri, la collecte et le recyclage des emballages en France, attribue ce progrès au nouvel agrément de l'éco-organisme. Le barème fixé pour la période 2011-2016 soutient les collectivités locales les plus performantes, explique-t-il. Conséquence: les communes «se sont engagées dans une logique de résultats», ce qui fait croître leur rémunération de 109 millions d'euros, à 519 millions.

Du coté des entreprises , elles ont, quant à elles, augmenté leurs contributions de 6 %, à 568 millions d'euros, en 2011. Cela permet de couvrir 70 % des coûts, affirme Éric Brac de La Perrière. Enfin, côté consommateurs, le tri est devenu le geste environnemental préféré des Français, avec 87 % de trieurs, assure une étude de l'institut SocioVision.

Centres de tri vétustes

Pour autant, l'objectif du Grenelle de l'environnement ne sera pas atteint en 2012. Eco-Emballages n'espère arriver qu'en 2016 à un niveau de recyclage de 75 % des emballages ménagers, avec un taux de couverture des coûts de 80 %.

Des progrès restent à faire dans plusieurs domaines. En matière de plastique, par exemple, un quart, à peine, du million de tonnes d'emballages mis sur le marché chaque année est recyclé. Pour améliorer ce taux, Eco-Emballages a lancé début 2012, auprès de 3,7 millions de Français, une expérience de tri de tous les emballages plastiques, et pas uniquement, comme c'est le cas pour l'instant, des flacons et des bouteilles. Les résultats sont très mitigés. Les tonnages triés n'ont augmenté que de 13 %. Et l'expérience coûte 30 millions d'euros sur trois ans à Eco-Emballages, qui ne prévoit pas de la généraliser rapidement. D'autant plus, explique Éric Brac de La Perrière, que les centres de tri de l'Hexagone sont vétustes et nécessitent de gros investissements.

Dans ces conditions, Eco-Emballages ne se fixe pas de délai pour atteindre son objectif de «doubler le taux de recyclage des emballages plastiques». Autre point faible: la réduction à la source des emballages. Elle avance lentement. Eco-Emballages prévoit de la faire progresser de 3 % seulement «au cours des prochaines années», sans se fixer d'échéance précise. (Le Figaro)