Les espèces animales les plus menacées selon WWF

Découvrez les 10 espèces animales en danger et comment préserver la biodiversité

WWF vient de publier son top 10 des espèces animales les plus en danger d'extinction. Des animaux souvent symboliques, parfois attachants, mais, qui, si on ne fait rien dans l'immédiat, risquent de rapidement disparaître de notre planette.

Changement climatique, braconnage, surpêche, etc. : les menaces qui pèsent sur eux sont nombreuses et en recrudescence.


Le Tigre

On estime qu'il reste uniquement 3 200 tigres vivant dans le monde à l'état sauvage.

Sur les 8 sous-espèces de tigres, seules 5 sous-espèces sont encore existantes : le tigre du Bengale (Inde, Bangladesh et Népal) (photo), le tigre de l'Amour (Sibérie), le tigre de l'Indochine, le tigre de Sumatra (Indonésie) et le tigre de Chine. Et pour les 3 dernières « races » citées, seules quelques centaines de tigres vivent encore à l'état sauvage…

Les menaces qui pèsent sur ces populations sont multiples, en lien direct avec les activités humaines :

la déforestation des forêts vierges d'Asie, responsable de la disparition de leurs habitats naturels ;
le braconnage et le commerce illégal de certaines parties de leur corps très prisées (la peau mais aussi les os, la queue ou les dents utilisées par la médecine traditionnelle asiatique) ;
la montée des eaux de la mer, due aux changements climatiques, qui menace les mangroves, habitat d'une population clé de tigres dans les Sundarbans, au Bangladesh et en Inde.


L'ours polaire

Il reste huit espèces d'oursvivants et parmi eux, l'ours polaire (ours blanc) demeure le plus grand, le plus puissant… et le plus menacé ! Il en resterait 20 à 25000 à l'heure actuelle.

Vivant au pôle nord, l'ours polaire est devenu une des victimes symboliques du réchauffement climatique, menacé par la fonte de la banquise.

Autre menace : la pollution des océans avec des matières toxiques (PCB, pesticides, mercure…) ingérées par les ours polaires et qui affectent leurs organismes.

Depuis 1976, l'ours blanc est également protégé par une convention de sauvegarde internationale. Les Inuits ont le droit de le chasser mais selon des règles et des quotas très stricts. Les Inuit utilisent sa peau pour confectionner des pantalons. La chair d'ours est elle mangée.


Le Morse du pacifique

Vivant le long des côtes de l'Alaska et de la Sibérie orientale , les morses du Pacifique sont une autre victime directe du réchauffement climatique et de la fonte de la banquise qui réduit leur habitat et les contraint à changer leur régime alimentaire.

Au-delà de la menace climatique, les morses sont également des proies privilégiées de l'orque, de l'ours polaire et… de l'homme. Les morses sont en effet victimes d'une chasse intensive , leurs défenses d'ivoire, les plus grandes et les plus pures après celles de l'éléphant, étant très prisées des trafiquants. Les morses font également partie de l'alimentation traditionnelle des peuples autochtones de l'Arctique.


Le Manchot de Magellan

D'origine sud-américaine, le manchot de Magellan se reproduit sur les côtes de l'Argentine, du Chili et sur les îles Malouines, avant de migrer jusqu'au sud du Brésil, de mars à septembre.

Son principal ennemi : l'homme, dont la pollution par lepétrole tuerait près de 20.000 manchots adultes et 22.000 jeunes manchots chaque année.
Autre menace : la surpêche (sardines, anchois…) qui oblige les manchots de Magellan à parcourir 40 km de plus que lors des dix dernières années, ce qui pourrait diminuer leur capacité à se reproduire.
Et le réchauffement climatique est également un risque de plus en plus étudié : ainsi en 2008, des manchots ont été déportés par un courant marin plus chaud (1°C de plus que la moyenne annuelle) qui aurait trompé leur instinct, les conduisant à poursuivre leur migration au-delà des limites habituelles. Ils ont été alors privés de leur nourriture habituelle, et se sont échoués sur les côtes brésiliennes. Un événement plusieurs fois observé ces 20 dernières années…


La tortue luth

Plus grande espèce de tortue marine et peuplant tous les océans, la Tortue Luth voit sa population en déclin, celle du Pacifique étant considérée comme l'espèce de tortue marine la plus menacée.

Il ne resterait ainsi plus que 100 000 tortues luth dans le monde. Elles figurent sur la liste rouge de l'UICN en tant qu'espèce en « danger critique d'extinction » et font l'objet de plusieurs conventions internationales de protection et de conservation.

L'homme est le premier responsable de son déclin, par la pollution des eaux, la multiplication des filets de pêche qui entraîne leur noyade,ou encore le braconnage :

si la chair de la tortue luth n'est pas consommée car toxique, ses oeufs sont utilisés dans l'alimentation des Indonésiens, ils sont aussi considérés comme aphrodisiaques au Mexique. Les femelles sont tuées pour leur peau, transformée en bijoux et autres souvenirs touristiques dans certains pays.
De plus, la hausse du niveau des mers et le réchauffement climatique sont une véritable menace pour leur reproduction : la température des nids détermine très fortement le sexe des tortues ; ainsi sa hausse réduit considérablement le nombre de mâles.


Le papillon Monarque

Reconnaissables à leurs couleurs vives (orange et noire), les papillons Monarque sont connus pour leur migration exceptionnelle, la plus longue jamais observée chez un insecte : chaque année des millions de papillons Monarque parcourent près de 5000 km pour migrer d'Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis du Nord) jusqu'au Mexique dans les montagnes et forêts du Michoacan, où ils hibernent de novembre jusqu'en février.

Mais cette migration est menacée par l'érosion des sols et une déforestation massive dans le Michoacan, malgré les efforts de conservation.
De même, l'agriculture industrielle et l'usage d'insecticides et désherbants au Canada et USA transforment les prairies de fleurs en champ de monoculture. Privés de leur habitat d'été, les monarques ne peuvent plus se reproduire et survivre à leur migration.


Gorille des Montagnes

Le gorille des montagnes est le plus grand des primates mais aussi l'un des plus rares, considéré comme en danger critique d'extinction : il n'en resterait pas plus de 720 à l'état sauvage , vivant dans la région des Grands Lacs africains (Est de la République démocratique du Congo, Ouganda et Rwanda).Principales causes de son déclin :

le braconnage pour sa viande mais aussi son crâne et ses mains, censés porter chance.
la déforestation pour la vente de bois et la construction d'habitations, privant les gorilles de leur habitat, qui dès lors sont en proie aux maladies.


Rhinocéros de Java

On compte 5 espèces de rhinocéros dans le monde : les rhinocéros de Java, d'Inde et de Sumatra (Asie), et les rhinocéros blanc et noir (Afrique)

Plus rare de tous les rhinocéros, le rhinocéros de Java est classé depuis 2009 en danger critique d'extinction sur la Liste Rouge de l'UICN avec seulement 2 populations composées de 60 rhinos encore existantes à l'état sauvage en Indonésie et au Viet Nam.

En effet le rhinocéros de Java a été massacré à grande échelle pour sa corne, utilisée dans de nombreuses recettes de la médecine traditionnelle chinoise. Ce braconnage sévirait encore, avec une demande de cornes encore importante.
De même la conversion de leur habitat forestier (forêts tropicales) en terres agricoles est un autre facteur d'extinction.


Thon rouge de l'Atlantique

Présent en Atlantique et Méditerranée, le thon rouge de l'Atlantique est en voie de disparition: en vingt ans, 80 % des ressources en thon rouge ont disparu !

Principale cause de cette progressive extinction : la surpêche . Et 70% du thon rouge de Méditerranée pêchés finissent dans les assiettes japonaises sous forme de sushis .

Or, malgré les doutes quant à l'état du stock, surexploité et menacé d'écroulement, la pêche au thon rouge continue : l'Icat, l'organisme mondial qui planifie la pêche au thon rouge dans le monde, a imposé un total de prises à 13 500 tonnes en 2010 contre 22 000 en 2009. Un quota jugé insuffisant par de nombreux experts scientifiques et ONG.

Ces dernières exhortent ainsi le gouvernement français à se prononcer pour l'interdiction du commerce international du thon rouge. Certains restaurateurs et distributeurs ont déjà décidé de ne plus le proposer.


Pour lutter contre la déforestation : Planter des arbres !

Pour protéger la biodiversité : Installer des ruches!