Parisculteurs : L'agriculture urbaine en plein essor

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Agriculture Urbaine

800 millions de personnes dans le monde pratiquent déjà l’agriculture urbaine, selon la FAO. Ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on considère que les jardins potagers urbains peuvent être jusqu’à 15 fois plus productifs que les exploitations rurales. La culture des plantes et l’élevage des animaux à l’intérieur et aux alentours des villes apportent également des avantages tels que des coûts de production réduits, un accès facilité au marché, des économies d’énergies et une façon de lutter contre les îlots de chaleur et la pollution de l’air. Sans oublier qu’elle pourra un jour nourrir 10 % de la population des villes du monde, un pourcentage non négligeable.

Objectif 100 hectares
 
Au début de 2016, 33 acteurs publics et privés ont signé la charte « Parisculteurs », un appel à projets pour végétaliser Paris et encourager l’agriculture urbaine. En juin 2018, la Ville de Paris a annoncé la deuxième saison de Parisculteurs, qui réunit actuellement 74 acteurs.
 
L’objectif fixé est de végétaliser 100 hectares dans la Ville de Paris d’ici 2020, dont un tiers sera consacré à l’agriculture urbaine. Jusqu’à présent, ceci a créé 120 emplois à temps plein, principalement au cœur de la communauté parisienne.
 
Lors de la première saison, 500 tonnes- dont 425 tonnes de fruits et légumes, 24 tonnes de champignon, 95 kilos de miel et 30.000 fleurs- ont été produits. 1km de houblon a été installé sur les murs parisiens, par exemple sur l’Opéra Bastille, pour produire 8 000 litres de bière afin de répondre à une demande locale de brassage.
 
70 exploitations agricoles sont ainsi déjà installées au cœur de Paris. Le projet voit grand et selon l’Atelier parisien d’urbanisme, encore 320 hectares sont « potentiellement végétalisables » à Paris, dont 80 seraient « facilement végétalisables ». Cependant, 11 000 hectares seraient nécessaires pour assurer l’autosuffisance en fruits et légumes frais de la population parisienne. 5 000 hectares supplémentaires seraient nécessaires pour alimenter les salariés non-résidents, ce qui reviendrait à cultiver 1,5 fois la surface de Paris, sans compter les 29,3 millions de visiteurs.