COP24 : Les enjeux majeurs

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La COP24

La vingt-quatrième conférence mondiale sur le climat, la COP24, a démarré le 3 décembre à Katowice en Pologne. Jusqu’au 14 décembre, les 196 États membres de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique travailleront sur le plan d’action afin d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, fixés lors de la COP21 en 2015. Voici les enjeux principaux :
 
1. Rehausser l’ambition climatique mondiale
 
Un récent rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit une augmentation de la température de 3°C avant 2100, alors que l’objectif de l’Accord de Paris est de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a de son côté averti des effets désastreux d'une augmentation de 1,5°C. Face à ces rapports inquiétants, Maria Fernanda Espinosa, présidente de l’Assemblée générale de l’ONU affirme que « l’expression de la volonté de lutter contre le changement climatique, cela ne suffit pas » et qu’il faut agir « d’urgence, maintenant, et avec audace ».
 
2. Un livre de règles                        
 
L’Accord de Paris fonctionne sur le principe d’engagements pris par chaque État membre, appelés « contributions déterminées au niveau national » et renouvelés tous les cinq ans. La feuille de route pour atteindre ces engagements devra être écrite dans un livre de règles respectant la transparence vis-à-vis des autres États. Ce livre tiendra responsable chaque État et définira un cadre robuste dans lequel appliquer l’Accord de Paris, dès 2020.
 
3. Renforcer la solidarité internationale
 
En 1992, le principe des « responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives » avait été adopté dans l’idée que le niveau d’engagement de chaque État dépendra du niveau de responsabilité historique dans les émissions de gaz à effet de serre et des capacités économiques. Ainsi, en 2009, les pays développés avaient promis de porter à 100 milliards d'euros par an d'ici 2020 leurs financements aux politiques climatiques des pays du Sud. Cependant, les dépenses sont en réalité bien en deçà, selon Oxfam, et les pays du Sud réclament des engagements plus fermes. À Katowice, des règles d’application seront définies pour que les pays développés tiennent leur promesse.