COP23 : L’URGENCE CLIMATIQUE EN 7 CHIFFRES CLÉS

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Du 6 au 17 novembre, les Nations unies ont organisé leur 23e conférence sur le climat à Bonn, en Allemagne avec pour principal objectif d’inciter les États à aller plus loin dans leur ambition de lutter contre le réchauffement climatique et de mettre le monde sur la voie d’un développement plus durable.

23ème CONFÉRENCE DES PARTIES

Plus connue sous le nom de COP (pour « Conference of the Parties »), la 23e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, est le premier rendez-vous climat présidé par un petit État insulaire, les îles Fidji. C'est aussi la première COP du mandat de Donald Trump qui a annoncé le 1er juin vouloir quitter l’accord de Paris pour le climat conclu en 2015. La conférence a réuni près de 19 000 participants jusqu'au 17 novembre.

LIMITATION DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE A 2°C

Lors de la COP21, en décembre 2015 à Paris, les États se sont engagés à limiter le réchauffement mondial « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels... en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C » d’ici 2100. Au-delà, le dérèglement climatique pourrait s’emballer et compromettre ainsi gravement la sécurité alimentaire et la santé des humains, particulièrement dans les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud.

30% DE REDUCTION DES EMISSIONS DE GES

Pour espérer contenir le réchauffement planétaire sous le seuil de 2 °C par rapport à l'époque préindustrielle, conformément à l'accord de Paris scellé en 2015, il est nécessaire que nos émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre réduisent de 30% d'ici à 2030, sachant qu’une baisse de près de 40 % serait requise pour ne pas dépasser 1,5 °C.

100 MILLIARDS DE DOLLARS

Cette promesse avait été faite lors de la conférence de Copenhague en 2009. Afin de permettre aux pays les plus vulnérables de faire face au réchauffement climatique, les pays riches ont pris l’engagement de mobiliser chaque année 100 milliards de dollars de fonds publics et privés d’ici à 2020.

30% DE BIODIVERSITE PERDUE

En poursuivant le rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, c’est 30% de la biodiversité qui pourrait être perdue d’ici à la fin du siècle. Autrement dit, un tiers des espèces vivantes serait privé d’un environnement adapté à leur survie à cause du changement climatique. C’est d’ailleurs déjà le cas des espèces terrestres les plus mobiles comme les poissons, les insectes et les oiseaux qui se sont déjà déplacés de plusieurs centaines de kilomètres vers le nord.

1 MÈTRE D’ELEVATION DU NIVEAU DES OCEANS

Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dans le meilleur scénario, les océans s’élèveront d’ici à 2100 de 40 centimètres, dans le pire des cas, si les émissions de gaz à effets de serre restent identiques, le niveau des mers monterait de 1 mètre. Mais en ajoutant la contribution de l’Antarctique, on arriverait à une augmentation comprise entre 60 centimètres et 2 mètres.

169 PAYS RATIFICATEURS

Au moment où s'ouvre la COP23, le compteur des Nations unies enregistrant les ratifications nationales affiche « 169 parties », c'est-à-dire 168 pays, plus l'Union européenne, ayant ratifié l'accord de Paris du 12 décembre 2015. C'est une large majorité des 196 pays membres de la Convention-cadre sur le climat. Tous les grands émetteurs de gaz à effet de serre sont désormais engagés à mettre en œuvre les engagements pris à la COP21, à l'exception notable de la Russie.